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AU FIL DE L’ACTUALITE (AVRIL 2017)

AU FIL DE L’ACTUALITE (AVRIL 2017)

La « présidentielle » en France dans un mouchoir de poche !

Au regard des sondages, difficile de prendre du recul. Les « quatre » possibles à la fonction présidentielle se tiennent dans un mouchoir de poche. Pour qui voter avec quelle garantie ? L’électorat paraît inquiet si on en juge par les taux d’abstention annoncés.

La raison profonde, une suite de déceptions substantielles… Déjà, par nature, les candidats élus surprennent toujours entre nos projections pendant la phase électorale et la réalité de leurs pratiques, une fois au pouvoir. Ainsi on attendait beaucoup mieux de François Hollande. Il avait gagné haut la main ses galons pendant la présidentielle face à Nicolas Sarkozy, le sortant pourtant expérimenté en campagne électorale. D’où une déception d’autant plus forte. Comment a-t-il pu s’écraser si lamentablement entre incapacité à recruter ses collaborateurs, à constituer des cabinets ministériels sains et à imposer sa poigne face à ceux qui pensaient déjà à leurs futures destinées, jouant dès lors leurs cartes personnelles ? Sans compter son incapacité à mettre aux ordres son « parti de gouvernement ». Manuel Valls a mené le combat sans être soutenu par le Président Hollande, au savoir faire pourtant conséquent au sein de l’appareil socialiste !

Aujourd’hui, le panel proposé à l’électorat livre comme un goût de dégénérescence à l’image de la récente campagne aux USA. L’écart paraît énorme entre la fonction à assumer et l’envergure du « panel présidentiable »… Ainsi, l’issue du vote laisse perplexe. Elle peut s’orienter du candidat à peu près connu, à peu près maîtrisable mais passablement modeste à la pire des aventures à l’instar de ce que viennent de vivre les Etats Unis. Qu’il s’agisse d’Emmanuel Macron, de Jean-Luc Mélenchon ou encore de François Fillon, voire même de l’hypothèse Marine Le Pen, ces perspectives pourraient, de fait, toutes nous engager dans une aventure aux effets induits insupportables pour le pays…

Les cas, ici en France, sont apparemment sinon moins « graves » du moins pas aussi visibles sur le plan « psy » qu’au USA. Mais, malgré tout, cela pourrait craindre ! II nous resterait dès lors qu’une seule protection, l’état de droit comme aux Etats-Unis. Mais jusqu’à quand ? Et les USA, eux, ont un système politique beaucoup plus décentralisé et des forces vives populaires plus réactives.

En Europe, nous sommes moins armés. Il suffit de tourner notre regard vers la Turquie pour savoir que nos démocraties européennes ont des pieds d’argile… D’ailleurs d’autres pays de l’Europe de l’Est n’ont pas grand-chose à envier à la Turquie.

Pragmatique, une fois n’est pas coutume, reconnaissons que François Hollande se devait de prévenir le peuple français du « rêve » Mélenchon qui, mis en œuvre, ouvrirait sur une aventure à la « Chavez ». Son talent oratoire, sans doute trop proche des pratiques au sein du Parti Socialiste n’ont pas eu d’emprise sur lui ! Il a su garder sa capacité critique.

Par contre, vis-à-vis de « la merveille Emmanuel Macron », paradoxalement, François Hollande s’est laissé séduire et n’a pas su prendre la distance nécessaire.

De plus, si, aujourd’hui, une telle aventure s’avère possible, François Hollande en a lui-même une part de responsabilité partagée, il est vrai, avec son prédécesseur. François Hollande n’a su ni mettre au pas le PS ni recruter ses équipes. Nicolas Sarkozy a mis, pour sa part, en coupe réglée, le Parti Républicain pour gérer le pays à sa guise et sans scrupule, mettant une armée de fidèles sous sa coupe. Il a mis à bonne distance, les potentiels successeurs avec le désir de s’accrocher le plus longtemps possible aux ors de la République !

Aussi, au vu l’état des appareils politiques et du cumul des déficiences annoncées du futur successeur de l’Elysée, le champ public s’avère libre à une cascade de dérives inéluctables sauf miracle !

Avec Jean-Luc Mélenchon, on aurait une personnalité qui ne tient aucun compte du réel. Il se laisse emporter par sa logorrhée. Si le diagnostic d’état des lieux n’est pas mauvais, l’orateur se garde bien de préciser les modalités du chemin. Or, tout changement significatif imposerait des conditions et des sacrifices avant d’atteindre le nirvana. S’il était un peu sérieux, il appellerait son auditoire à être adulte et il évoquerait les étapes épineuses à franchir avec leurs sacrifices. Sa différence avec Macron ? Il convoque lui à gauche, voire à gauche toute et non tous azimuts pour ratisser large.

Le seul qui promettait véritablement des larmes et du sang, François Fillon. Mais il s’est effondré sur ses petits intérêts en lien avec le standing de son milieu bourgeois. Il aurait pu       « tenir la France » et poursuivre une politique de rigueur et d’assainissement. Malheureusement, insuffisamment à l’écoute des plus en fragilité, il n’a pas su se défaire de son appartenance à son milieu bien « sous tous rapports » pour exiger des efforts à la Nation au prorata de leurs richesses. Alain Juppé avait nettement plus de maturité mais il a été écarté. Puis n’a pas voulu ensuite servir de roue de secours !

A gauche, Manuel Valls avait l’envergure mais le soutien présidentiel lui a fait défaut. Et les troupes socialistes voulaient à tout prix sa peau, pour ne pas avoir à se ranger derrière lui pendant de trop longues années, compte tenu de sa puissance politique, des exigences qu’il s’impose à lui-même et aux autres, de sa volonté d’affronter le réel. Tout a été fait pour l’écarter au moins pour un temps.

Voilà pourquoi, les Françaises et les Français vont aller voter à reculons… Si Marine Le Pen se retrouvait au second tour, cela masquerait une nouvelle fois la désolation de l’électorat comme cela avait été le cas lors du duel Le Pen / Chirac mais sans doute avec une réticence encore plus grande compte tenu de celui qui serait appelé à la plus haute fonction de l’Etat… Pas de quoi faire preuve quelle que soit l’issue du scrutin d’un enthousiasme démesuré !

Donald Trump à l’asile fissa !

Les premières semaines de Trump confirment une issue démocratique qui a ouvert l’accès au pouvoir à un « cas psychiatrique ». Pour éviter un enchaînement gravissime, une décision de placement « en thérapie » serait la seule solution réellement efficace. Sinon les impondérables vont se multiplier à une fréquence jamais vue dans l’histoire humaine.

Un signe récent de la folie « Trump ». Son affichage sur une même vidéo, avec un premier temps, la description du gâteau au chocolat consommé avec n°1 chinois, et dans un second, l’annonce de l’explosion d’une bombe d’une taille jamais utilisée jusque-là pour affirmer la puissance américaine !

Il faudrait mettre en œuvre une procédure « d’impeachment ». Les hauts gradés de l’armée américaine pourraient en prendre l’initiative car les voilà convoqués en première ligne et les plus à même objectivement d’évaluer la gravité du cas. Il pourrait donc réclamer et stimuler une procédure « d’impeachment ».

La Turquie sous emprise

Erdogan tente de mettre une emprise radicale sur la Turquie. La tentative de putsch – peu crédible – a facilité un « ratissage » très large, allant des opposants potentiels aux militaires gradés, fonctionnaires par centaines de milliers. Sans compter l’effet de peur.

Sa stratégie l’amène aussi à miser sur le religieux pour renforcer son autorité. Exit une part du travail effectué par Mustafa Kemal qui avait laïcisé la Turquie et amené à une réelle modernité le pays. Il a aussi bien sûr fermé une grande partie des médias.

Enfin, il annonce un prochain référendum pour rétablir la peine de mort ! Radical pour éliminer des adversaires. Il serait temps que l’Europe arrête de tergiverser entre intérêts à court terme et le socle intangible de nos valeurs européennes.

Déjà avec le « Brexit », Bruxelles a fort à faire. Elle devra démontrer sa capacité à gérer l’aventure autocratique de la Turquie sous peine d’une perte substantielle de crédibilité, d’ailleurs déjà entamée. Pourtant  l’Europe serait par les temps qui courent,  si nécessaire pour l’équilibre fort instable du monde.

 

 

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