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AU FIL DE L’ACTUALITÉ (Mars 2017)

AU FIL DE L’ACTUALITÉ (Mars 2017)

Pour faire écho aux déclarations de leurs biens par les candidats à la présidentielle…

 Jacques Delors s’est déclaré « déçu » par Emmanuel Macron à cause de cette tirade prononcée en janvier 2015 depuis les Etats-Unis : « Il faut des jeunes Français qui aient envie de devenir milliardaires. » L’ancien ministre sous François Mitterrand y voit comme le signe dune déviance, révélatrice de l’époque : « Le rôle excessif de l’argent est néfaste. On s’en sert même pour encourager l’individualisme », s’est-il indigné devant la journaliste Cécile Amar, qui le rapporte dans son livre L’Homme qui ne voulait pas être roi (Grasset).

Dans cette vision, inspirée par la nouvelle école keynésienne, les acquis sociaux s’apparentent à des rentes injustes et inefficaces qui élèvent une barrière entre les uns et les autres. Pour la faire sauter, une seule solution : flexibiliser le marché du travail, encourager les entrées comme les sorties… Mais elle se heurte de plein fouet à la tradition de la gauche française. L’intéressé en est conscient. « L’ambition est de prendre des risques par rapport à notre clientèle électorale, de tenir un discours sur la capacité de la gauche à ouvrir des droits réels en partant du réel », plaide-t-il.

Avant lui, Dominique Strauss-Kahn avait joué les défricheurs à l’intérieur même du PS. C’était il y a douze ans, en 2004, dans une note publiée par la Fondation Jean-Jaurès, l’ancien ministre de Lionel Jospin remettait prudemment en question la logique de la répartition en plaidant pour « un socialisme de l’émancipation », davantage tourné vers la promotion individuelle. L’idée n’était plus de corriger les inégalités a posteriori par la redistribution, mais d’empêcher qu’elles se forment en amont.

Une autre manière d’enrichir sa vie…

Iréna Sendler, polonaise, demanda à travailler dans le ghetto de Varsovie au cours de la 2ème guerre mondiale comme travailleuse sociale et plombier / serrurier… Qu’on ne s’y trompe pas… Elle ne cherchait ni à participer aux massacres des Juifs, ni à trouver à tout prix un job… Tout simplement, elle connaissait le plan d’extermination des nazis.

De fait, elle avait une motivation tout à fait particulière… Faire sortir du camp, les enfants ! Impossible pour elle, de les laisser aller à mort… Cela lui était insupportable… Mais du désir de mettre en œuvre un tel projet à sa réalisation, il y avait une marge considérable… Cependant l’humain, taraudé par un désir sain, trouve en lui, les ressorts pour tracer sa route… Elle a usé de son métier de travailleuse sociale et de « bricoleuse » pour intervenir à l’intérieur du camp… Elle entrait et sortait de celui-ci avec son véhicule qui contenait à l’arrière sa caisse à outil et un grand sac… La première pour les enfants les plus petits et le second pour les plus grands. Elle avait aussi dressé son chien, situé à l’arrière de son véhicule, pour qu’il aboie quand les soldats allemands effectuaient leur contrôle à l’entrée et à la sortie camp. Les aboiements couvraient également le bruit que pouvaient faire les enfants… Elle sauva en tout 2500 enfants du ghetto ! Il arriva que son stratagème fût finalement découvert. Arrêtée, les nazis lui brisèrent les membres et la torturèrent très sévèrement. Mais elle survécut quoique condamnée à mort par la corruption d’un gardien.

Elle avait pris le soin de garder les noms des enfants qu’elle avait sortis du ghetto, en cachant sa liste dans une jarre en verre enterrée derrière un arbre, au fond du jardin de sa maison. Elle tenait à rendre après la guerre, à ses enfants cachés, leur identité et leurs parents. Elle essaya donc de localiser tous les parents qui avaient pu survivre pour réunir les familles. Mais la plupart avaient été gazés. Les enfants sauvés ont été placés dans des familles d’accueil ou ont été adoptés.

Son nom était envisagé pour « le prix Nobel de la paix » mais l’année dernière, il a donné à Al Gore pour son film sur le « réchauffement de la planète ». Une association poursuit sa démarche pour qu’elle obtienne enfin cette reconnaissance, post mortem. Elle est en effet décédée, il y a peu, à l’âge de 98 ans ! Elle a déjà obtenu le titre de « Juste parmi les nations » par l’Etat d’Israël…

Il faut préciser pour conclure que sa jeunesse l’avait préparé à mobiliser ses valeurs… Son père polonais était médecin pour les pauvres et les juifs. Ceci n’était pas très fréquent à l’époque dans ce pays. Il était engagé au parti socialiste polonais. Elle-même était membre de « L’union Gauchiste de la Jeunesse démocratique ». Pour Iréna Sendler, l’antisémitisme était tout à la fois « étrange et dégoûtant » !

Pour en revenir à notre actualité politique et à notre choix d’un « bon présidentiel », les médias devraient davantage mettre en valeurs leurs réussites au service du bien public même si leur investissement pour leur standing ne doit pas être omis tant il peut les déconsidérer quand ils prétendent servir l’intérêt général.

 

 

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