Votre recherche

Au fil de l’actualité… (novembre 2016)

Au fil de l’actualité… (novembre 2016)

Les affaires continuent…

La multiplication des conflits fait le bonheur des fabricants et marchands d’armes… On s’y habitue à Paris d’autant plus que la France tient son rang dans ce domaine. Sauf à trouver une alternative à la régulation des agressions par l’équilibre des armements, ce créneau de production a un bel avenir.

Plus grave encore, la manière de Lafarge de maintenir sa production de ciment en finançant « EI » en douce pour tenir ses résultats et donc ses bénéfices. L’entreprise financerait ainsi cette dérive sectaire sans scrupule. Si les faits sont confirmés, il faudra sanctionner les dirigeants… On ne collabore pas avec un ennemi de l’humanité !

On se focalise sur les USA mais…

Le danger électoral est sans doute moins grand en France qu’aux Etats Unis. Quoique. Une bonne part de l’électorat français s’apprête tout de même à un vote « poubelle » comme aux USA. Il s’agit d’affirmer son « ras-le-bol » de la classe politique, quitte à s’offrir au FN comme exutoire.

Pour l’heure, le vote du pire ne serait cependant pas l’hypothèse la plus plausible. Il n’empêche l’attraction pour cette option paraît aujourd’hui atteindre un sommet inégalé, portée par une partie de la classe politique elle-même. Il reste quelques mois pour éviter cette issue fatale !

Lentement mais sûrement, la réconciliation…

 Beau geste du Pape François, reconnaissant de facto les torts des Catholiques vis-à-vis de Luther qui interpellait entre autre l’Eglise sur les dérives de ses autorités ecclésiales devenues des notables aux besoins financiers conséquents ! L’indulgence avait son prix ! En retour de la démarche de demande de pardon de François, un bel accueil de la Fédération mondiale luthérienne… Il fallait oser après cinq siècles de séparation sans oublier les drames d’une guerre de religion sans fin… Par les temps qui courent, cette réconciliation est la bienvenue !

Puisse ce dialogue s’avérer porteur de fruits dans la durée… Le monde a besoin de chrétiens adultes, transmetteurs d’une foi digne, faisant sens dans nos vies humaines.

Leur référence s’exprime en terme de citoyenneté. Jésus a en effet payé de sa vie son service en humanité. Mais il est vrai que les cathos oublient cet essentiel, cherchant davantage à s’inscrire dans la ligne des interdictions morales, privilégiant l’image faussement « pieuse » aux réalités humaines.

Or l’amour de Dieu pour l’humanité, porté par son Fils, n’accapare pas mais libère l’autre pour qu’il puisse accéder à son identité profonde. Ne sommes-nous dans l’année de la miséricorde ? Et donc invités à nous dilater en grandissant dans la vérité, la liberté et l’amour ?

La façade fissurée…

Alain Juppé a appris à ses dépens que Bordeaux n’est pas une cité… Pour tacler son adversaire principal, en l’occurrence Nicolas Sarkozy, il a accompli une visite bâclée dans un lieu « de relégation sociale ». Cela n’augure rien de bon pour la suite, c’est-à-dire la fonction présidentielle…

Son expérience, sa maturité politique auraient du le prévenir de la nécessité d’une arrivée moins médiatique s’il voulait apporter la preuve de sa capacité à écouter les familles vivant dans des cités, lieux de relégation… Il est vrai qu’il est plus calme qu’un Sarkozy… Mais pour le reste, il lui reste à faire ses preuves. D’autres élus ont réussi au niveau d’une ville sans confirmer au niveau national…

Les notables catholiques en dérive !

Les évêques de France ont émis l’hypothèse que Dieu mettait l’Eglise en souffrance de prêtres pour l’interpeller. Mais si Dieu était un pédagogue cela se saurait… Il suffit de regarder la finale de la trajectoire de la vie de Jésus. Mort, cloué sur une Croix entre deux malfaiteurs pour dire qu’il n’appâte pas la clientèle de la bonne manière !

Cette scène ne constitue pas le mode le plus aisé d’ouverture à la foi… Reconnaissons qu’on avait à l’époque moins de savoir faire en terme de publicité. Tout de même, Dieu aurait pu faire un peu mieux. Il faut de fortes médiations humaines et spirituelles pour en découvrir le sens profond, ouvrant l’accès à la foi… Qui plus est le Dieu des Catholiques ouvre à la pleine liberté et non à son emprise.

C’est dire qu’il ne peut s’agir de pédagogie… D’ailleurs, le Pape François en interpellant la Curie romaine à Noël dernier, s’adressait non seulement aux cardinaux en dérive mais aussi à tous les chrétiens pour nommer toutes leurs maladies (lire par ailleurs sur le site). Lui non plus ne faisait pas dans la pédagogie tant ses formulations étaient sans détours…

Révolution au sein des écoles

Donner de l’autonomie à chaque établissement scolaire pour libérer les dynamismes disponibles, ouvrir par effet induit à une plus grande vitalité, voilà une belle perspective… Donner, par contrecoup, aux directeurs, un véritable statut hiérarchique aussi… Mais attention, le « malin » se cache au creux des meilleures intentions.

On pourrait assister de la part de cette nouvelle hiérarchie à une dérive d’emprise sur les enseignants. Il faut donc mettre en place de sérieuses protections, entre autre une vraie possibilité d’évaluation collective des équipes éducatives sans risque induit pour leur carrière.

Ménard conscient, en besoin d’un bon psychiatre

Ménard n’est pas un âne. Avec cette expression « ça y est, ils arrivent les migrants dans notre centre-ville » sur des affiches disséminées dans sa ville, le maire de Béziers fait de la « haute dentelle ». Chaque mot est pesé pour instiller avec un talent certain des sentiments d’angoisse, d’effroi, de péril.

Son objectif s’affiche : mettre sa population sous son emprise. Il crée de toute pièce un avatar virtuel planant sur la ville comme si la gangrène s’abattait au cœur de la cité. Robert Ménard le machiavel, un grand malade à confier d’urgence à un psychiatre avant qu’il ne soit trop tard sinon pour lui, du moins pour ses concitoyens.

Une personne à part entière ?

“Derrière chaque personne dite « handicapée »…” La formule a sa pertinence. Oui, nous avons toujours devant nous une personne à part entière. Mais, entre « normaux » nous ne savons déjà pas nous rendre accessibles les uns autres. Alors, avec les « différents » cela relève du casse-tête chinois. Pourtant les « handicapés » sont bel et bien de nature humaine avec leurs valeurs, leurs potentiels, leurs manières d’être au quotidien…

Nous avons à apprendre à les regarder non par compassion mais parce ces personnes nous stimulent à voir la réalité humaine plus en profondeur. Ils vivent en personne debout malgré leur handicap. Ils ont de fait plus de mérite car tout leur est plus difficile qu’il s’agisse d’un handicap physique ou mental. Si nous les observons correctement, notre observation, nous conduira grâce à un autre niveau d’approche, à les admirer, et donc à plus de respect de l’altérité, à davantage d’humanité !

Nikitine sous la torture…

Pour enfermer Sergueï Nikitine, Poutine met en accusation Amnesty… Or, l’éthique d’Amnesty n’a jamais été prise en défaut. Toutes ses informations sont vérifiées plutôt deux fois qu’une. Le dossier d’une personne détenue dont elle réclame la libération, fait l’objet d’un traitement juridique approfondi.

Sergueï Nikitine, directeur d’Amnesty Russie a une valeur humaine inestimable, En s’attaquant à lui, Poutine montre sa petitesse. Il a choisi la violence d’Etat dans une dérive exécrable. Quelle honte, quelle inhumanité ! Staline, Poutine… Russes réveillez-vous !

Saul Friedländer, chapeau bas !

 Saul Friedländer est non seulement un grand historien de la Shoah mais aussi un grand homme, fidèle à faire ressortir la vérité quoiqu’il lui en coûte. Et pourtant, son cursus montre combien il en a bavé. Mais il a choisi de faire un travail de résilience plutôt que de prendre le chemin de la vengeance…

Et il a été jusqu’à interpeller récemment les propres dirigeants de sa nation, Israël, en dénonçant l’usage idéologique de la Shoah pour creuser un fossé avec les Palestiniens… Source d’un nouvel antisémitisme à terme explosif pour le peuple juif…

Quant à sa conversion enfant pour le protéger du risque nazi, elle révèle encore une fois les dérives catholiques quand ceux-ci plongent, malheureusement plus souvent qu’à leur tour, en eaux troubles ! Les parents « d’adoption » pendant la période de la guerre avaient fait baptiser l’enfant pour le protéger plus facilement… Mais ils ont refusé de rendre celui-ci caduque la guerre finie !

Lorsqu’on lui demande d’où il est, Saul Friedländer, grand historien de la Shoah, répond spontanément : « De nulle part. Je suis un ”Luftmensch”, un homme sans racines. » Aujourd’hui âgé de 83 ans, cet homme affable et polyglotte aux cheveux blancs se souvient qu’il est né juif à Prague avant l’occupation nazie, que ses parents se sont réfugiés en France, ont disparu à Auschwitz, et qu’il a vécu caché dans l’Allier, puis plus tard à Paris, en Suède, en Suisse, en Israël, et même en Allemagne. « Nulle part je ne me sens à la maison », reconnaît-il.

C’est un ami jésuite, en 1945, qui lui ouvrit l’esprit sur l’impensable : la disparition de ses parents dans la Shoah. Il apprit bien plus tard avec quelles réticences l’institution bourbonnaise qui lui avait sauvé la vie l’avait finalement rendu à sa famille. En effet, ces enfants juifs cachés et baptisés ne devaient pas être rendus à leurs familles si leurs propres parents n’étaient pas revenus des camps.

Articles similaires

Pas de commentaire

Commenter

Votre adresse mail ne sera pas publiée.