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Renforcer les citoyennetés de toute urgence

Renforcer les citoyennetés de toute urgence

Renforcer les citoyennetés de toute urgence

Imaginez un instant l’élection de Donald Trump aux USA… Et son corollaire, un face à face Trump / Poutine avec comme terrain de jeu, la planète. D’un côté un « enfant roi » qui ne supporte pas la contestation, qui se croit un être supérieur, à qui tout est permis. De l’autre, un Monsieur « muscle » prétendant être le nouveau Tsar d’une Russie rêvant de retrouver les frontières de l’ex-Union Soviétique. Ce serait la perspective d’un engrenage de violences ne laissant aucun territoire en paix. Il est vrai qu’on n’aurait plus, dès lors, à s’inquiéter des risques climatiques puisqu’on ne saurait pas comment stopper une autodestruction globale de l’humanité…

Aujourd’hui, on respire un peu car l’enfant-roi s’est mis en campagne sans préparation spécifique, trop aveuglé par son narcissisme. Il a même nargué la « mal aimée » Hillary Clinton, croyant la déstabiliser par son culot. Mais, celle-ci, en bonne élève, s’est investie fortement dans la mise au point de ses répliques au cours des débats publics qui réunissaient les deux prétendants à la présidence des Etats Unis.
Elle avait donc préparé les coups à distribuer à son adversaire. Elle a ouvert notamment la boîte de Pandore, pourtant domaine préféré de Donald Trump, celui de sa réussite financière. Il est tombé dans le piège. Il s’est dévoilé fin connaisseur des manières « d’entuber » le Trésor Public. Sa réussite, tirer partie de sa capacité à ne pas remplir les caisses de la Nation. Il a ainsi crevé un plafond, en obtenant le statut de « meilleur non imposable américain » et par-dessus le marché, fier de l’être. Il est effectivement le « premier de la classe » avec 18 années successives de non imposition. Parallèlement, l’inénarrable « enfant roi » se targue d’avoir réussi dans les affaires et d’être immensément riche, signe de sa capacité à gérer les affaires de la Nation. Car, aux Etats-Unis, réussir en affaires vaut label de « compétence supérieure » ! Malheureusement pas en humanité.

En l’occurrence, les Républicains se sont pris les pieds dans le tapis en mettant en scène Donald Trump. Ils n’ont pas vu et pas su arrêter le bateleur à qui ils n’accordaient aucune chance… L’engrenage signifiait leur défaite à venir. Mais ils ont choisi de faire comme si… Seules quelques voix dans leurs rangs ont dit leur refus de soutenir une telle candidature… Mais ils étaient très minoritaires et certains ont même renié leur engagement anti-Trump parce que leurs mandats électoraux étaient menacés !

Mais, derrière l’anecdote, il faut repérer un événement plus grave. Entre une Hillary Clinton trop froide mais ayant fait preuve de réelles pratiques dans l’espace public et un Donald Trump complet néophyte dans ce domaine, il n’y avait pas photo ! Mais la sphère médiatique a besoin de vendre du papier et de l’image. Elle doit faire vivre à tout prix le « buzz ». Et si celui-ci arrive à manquer, il faut savoir le créer y compris de manière fictive…

Ainsi, pendant des semaines, des medias sans éthique ont fait comme si un choix était véritablement offert aux Américains… Seuls quelques grands journaux US, voyant finalement la menace se préciser, ont fini par sortir du bois et annoncer que contrairement à leur habitude de soutenir le candidat républicain, ils s’abstiendraient ou soutiendraient le candidat démocrate.

Et, précisément, il est temps d’en venir à cette opinion publique qui, le jour du vote s’exprime en mettant un bulletin de vote dans les urnes… Or les sondages réguliers mesurent justement l’évolution de cette opinion publique… Elle est constituée, faut-il le rappeler, de chaque citoyen en capacité de voter. On s’aperçoit alors que l’évidence ne saute pas aux yeux des électrices et des électeurs…
A force de « propos primaires », Donald Trump a finalement réussi à se mettre à dos d’une part les électeurs d’origine immigrée en réclamant notamment du Mexique qu’il construise ou à défaut qu’il paie un mur rendant la frontière infranchissable entre leur pays et les Etats-Unis et d’autre part l’électorat féminin à force d’éructer comme un « beauf » primaire et vulgaire à l’encontre du sexe dit « faible ».

Pourtant, malgré toutes ses dérives, l’écart dans les sondages entre les deux prétendants est demeuré longtemps dans la marge d’erreur des sondages… Cela pointe là la dégénérescence de l’électorat… A candidats « bidon » font face des électrices et des électeurs qui manquent d’envergure citoyenne… On se retrouve face à une quadrature du cercle et donc sans échappatoire…
La leçon historique d’une victoire par les urnes d’Hitler a donc cessé de produire ses effets. En bonne démocratie, on confie le sort d’une Nation à l’électorat sans mesurer là aussi un degré de dégénérescence des plus conséquent !

Faut-il pour autant désespérer ? Et bien non. Mais prendre conscience que nous sommes en état d’urgence. Nous avons à réapprendre les fondamentaux de la citoyenneté. Cela commence par la cellule familiale, puis par l’école, ensuite par l’apprentissage du vivre ensemble. Les enjeux sont connus : poser des règles, prendre conscience de l’autre, s’ouvrir à la nécessité du respect de tout être humain, de l’appartenance à des collectifs de plus en plus large. Cela commence par la cellule familiale avant de s’élargir à des communautés extérieures, à une nation, à un monde devenu village.
Mais, aussi, il faut développer la conscience que les bonnes conditions qui me permettent de vivre, de croître, d’aimer, de fonder une famille doivent être également disponibles, aux autres, à tous les autres.
Enfin, les sociétés ont pu s’humaniser en mettant en place un cadre à respecter par tous et des moyens pour sanctionner les dérives à proportion de celles-ci pour éviter que la vie redevienne jungle ! Sans ce contexte, constamment à peaufiner, l’étayage en humanité ne peut se faire correctement…
Sinon, comme les petits filets d’eau font des rivières, des fleuves, des lacs, des océans, la multiplication des dysfonctionnements en défaut d’étayage engendre des montagnes de pulsions agressives, de haines, de violences, de dérives mortifères qui doivent trouver leur exutoire.

Chaque posture, geste, parole d’invitation à une croissance en citoyenneté creuse son sillon et s’ancre dans la suite des générations… Pour sortir de la jungle des violences, il faut entreprendre un défrichage qui prend son temps pour produire du fruit. Si chacune et chacun d’entre nous s’évertue chaque jour qui passe à poser un acte constructif stimulant la « bonne part » d’humanité qui existe dans chaque être humain, l’inversion de la tendance adviendra et notre boussole en humanité retrouvera des couleurs plus tendres.

Pour ce faire, il faut bien prendre conscience d’une part, que tout être humain possède des équipements pour s’engager sur un chemin de maturité et qu’il ne faut jamais désespérer même de son pire ennemi… Car sa plus grande défaite, sera précisément de reprendre sa place au sein de l’humanité à laquelle il est condamné par sa nature même. Il n’y a pas d’humain sans conscience ; il y a seulement des êtres qui sont sortis d’eux-mêmes et qui sont sous emprises… Nous devons les accompagner à se retrouver sinon nous appartenons à ceux qui prétendent comme seule issue, la restauration de la peine de mort. Les siècles nous ont montré son inefficacité.

 

Hommes – Femmes…
S‘enfoncer dans la préhistoire plutôt qu’en sortir ?

 Quand on dresse les équipements des hommes et des femmes, on note un constat. La dimension intuitive est nettement plus fréquente chez les femmes que chez les hommes. On peut en déduire l’hypothèse qu’à l’époque de la préhistoire, le rapport de force était primordial pour la survie. Le « sexe faible » devait prévenir le plus en amont possible, le risque d’un danger. D’où une fréquence plus forte de ce mode de fonctionnement « l’intuition » chez la femme  que chez le masculin.

Une vidéo largement diffusée sur la libido d’un Trump qui s’exprimait sans retenue, se croyant dans un vestiaire entre hommes, fait écho d’une autre manière à la préhistoire. Les mœurs masculines n’auraient-elles guère changées… De fait, les femmes sont toujours menacées « d’être coursées » sans avertissement et naturellement sans qu’il leur soit requis une réponse favorable. De là, à conclure que l’homme préhistorique n’est pas encore mort, le pas est vite franchi. D’où mon invitation aux femmes à éduquer les hommes sur le registre d’un davantage de respect du sexe faible étant donné que le masculin doit être plus proche des primates que le féminin !

Mais mon raisonnement à haute voix m’a renvoyé en écho ce commentaire… Si Trump parle comme un idiot et s’il en dit autant, c’est qu’il en connait un bout sur la question… Et cette voix de compléter celle de Donald… Pourquoi y a-t-il tant de femmes aux mœurs légères qui tombent si rapidement dans les bras des hommes sous prétexte que ceux-ci sont riches et connus. D’abord, les hommes concernés ne sont pas, sauf exception notamment la vieillesse avec son corollaire de fragilité, sous la pression physique des femmes.
J’ajouterais dès lors à l’avantage des femmes, au-delà de l’intuition, la recherche d’une sécurité à bon compte avec cet atout à fréquence plus haute chez elles, la séduction comme mode de fonctionnement ! Intuition et séduction… Deux aspects dominants de féminin sur l’homme… De là à ce que sortir de la préhistoire soit synonyme du masculin « asservi », il y a un pas que les films de science fiction ont franchi…

Aussi, pour les hommes, finalement pas si costauds que cela devant la gente féminine, l’hypothèse de revenir à notre passé préhistorique n’est peut-être finalement pas si idiot que cela… De là à voter Trump, il y a un pas que je ne franchirais cependant pas… Mais je termine mon propos plus inquiet sur ma place au sein de mon couple que je ne l’avais commencé !

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