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Les démocraties fragiles…

Les démocraties fragiles…

Le « pseudo putsch » en Turquie a bon dos… Il a surtout permis l’instauration de l’état d’urgence mettant hors circuit tous les rouages d’un Etat de droit… Ainsi, la Turquie qui apparaissait comme un état moderne régresse de plusieurs décennies sans coup férir…

Le président Erdogan s’octroie les pleins pouvoirs et embastille qui il veut…

Il suit en fait le modèle instauré par Poutine en Russie… Celui-ci, faute de réactions internationales, en marginalisant, liquidant ou emprisonnant les récalcitrants refusant d’adouber le pouvoir en place a de fait obtenu les pleins pouvoirs et obtenu la validation d’une opinion publique en mal d’un vrai chef, redonnant à la nation ex-soviétique sa gloire antérieure.

En Turquie, Erdogan a profité d’un embryon de « pseudo-putsch » menaçant soi-disant l’autorité de l’Etat pour embastiller des milliers de cadres militaires et de haut-fonctionnaires et s’octroyer de fait les pleins pouvoirs.

Les autres Etats européens, à force de regarder ailleurs, ont laissé s’étendre cette tentation du « fascisme ». Des esquisses d’essaimages sont d’ores et déjà engagées. Ces deux pays – aux mains de leaders possédant désormais une emprise complète sur leurs peuples – sont engagés dans des conflits où, pour une part, l’enjeu secondaire sinon premier, vise au renforcement des pouvoirs autarciques de leurs leaders…

Prenons conscience que nos démocraties sont par nature faibles parce qu’elles vivent un équilibre interne intégrant des forces politiques différentes, ouvertes au respect des altérités, sans vocation militariste…

Pourtant on sait que ces puissances au développement endogène, sauf à être menacées par des contre-puissances dignes de ce nom, ne connaissent pas de limites. Il serait donc temps au niveau des démocraties européennes de mettre le holà aux rêves hégémoniques des Poutine et Erdogan, bien partis pour envahir tous les espaces régionaux qui pourraient être à leur portée. Et de simples blâmes dont ils se foutent éperdument n’auront aucun effet sur eux !

François Hollande a eu bien raison d’interpeller les Etats européens pour leur rappeler que la France ne pouvait pas être la seule puissance militaire à défendre les intérêts de l’Europe démocratique.

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