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Au fil de l’actualité…

Au fil de l’actualité…

Au fil de l’actualité…

• Immigration à fort potentiel !
Tout être humain est équipé de potentiels pour conduire sa vie qui n’est ou ne sera pas forcément un long fleuve tranquille. Mais, d’une part selon les circonstances, d’autre part selon sa part d’initiative, il peut choisir de les mettre en œuvre.
Les immigrés choisissent de ne plus supporter l’insupportable pour eux-mêmes mais aussi surtout pour leurs familles. Ils veulent s’ouvrir un avenir… Ils sont bien informés. Ils savent les obstacles à surmonter. Ils préfèrent la mise en péril à une situation sans issue.
En abordant l’Europe, ils nous apportent la preuve qu’ils ont mobilisé leurs potentiels, souvent au-delà du raisonnable, pour espérer une vie meilleure. Et ils savent en débarquant qu’ils devront s’adapter à un nouveau monde. Là encore, l’affaire ne sera pas simple… Comprenons par là que nous accueillons de fait, une certaine « élite » de la société… Si nous savons y faire, elle nous rendra au centuple l’investissement de départ pour leur accueil dans des conditions décentes !

La preuve du potentiel d’un immigré de la deuxième génération avec l’exemple de Londres. La « City » vient de s’offrir un maire d’origine pakistanaise, musulman de surcroît. Être élu relevait déjà d’un pari impossible. Devenir maire de la capitale anglaise, même pas en rêve !
Et pourtant. Sadik Khan, nouveau maire de Londres, né dans une famille musulmane immigrée, a désormais un sacré pari à relever. Et il s’y déclare prêt. : « Je serai le meilleur maire pour Londres », sous-entendu, soucieux de tous. Pourtant, ce défenseur des droits de l’homme prend la tête d’une capitale qui excentre ceux qui n’ont pas les moyens financiers – exorbitants – pour se loger dans la ville londonienne. Seuls les très riches peuvent rester au cœur de la Cité.
Quelques clés pour comprendre son chemin… Sa pratique de la boxe avec le respect des règles du noble art dévoile une part du mystère. Il y faut un caractère bien trempé. Prendre des coups sans faillir. Accepter la phase d’apprentissage où l’autre vous écrase même s’il maîtrise sa force… Il faut subir avant de pouvoir rendre les coups faute d’avoir acquis une technique suffisante… Être persévérant, ne pas montrer sa faiblesse, encaisser et enfin rendre les coups, là encore avec maîtrise mais aussi avec vigueur sous peine d’être engueulé par un entraîneur qui ne veut pas de « mauviette » sur le ring !
Parallèlement, le futur maire fait des études à un très haut niveau tout en travaillant à son intégration dans un milieu inconnu puisqu’il ne bénéficiait pas de l’expérience acquise par les générations précédentes. Là encore, Sadik Khan a montré des talents hors normes.
Faire son chemin d’insertion enfin dans le milieu politique anglais peu enclin à ouvrir ses portes à ceux qui n’ont acquis ni les repères ni les us et coutumes de cette classe particulière. Dur apprentissage là encore… Sadik Khan a fait ses preuves, bien plus et mieux que tous ceux dont les portes du 10 Downing Street paraissaient accessibles au regard de leurs parcours familiaux.
Quant à sa foi, il a fait fort aussi. Il ne s’est pas caché de son appartenance prévenant ainsi les coups bas qui n’ont pas manqués… Il n’en a pas fait non plus une affaire d’Etat : « La foi musulmane, c’est une partie de qui je suis. Mais, comme tout le monde, j’ai des identités multiples : je suis un Londonien, un Britannique, un Asiatique d’origine pakistanaise, un supporteur de Liverpool, un père, un mari, un travailliste et un musulman ». Pratiquant – il ne boit pas d’alcool et jeûne pour le ramadan – mais tolérant, en bons termes avec les autres cultes, il a été visé par une fatwa lorsqu’il a pris fait et cause pour le mariage gay.” L’aventure commence pour lui. Nous la suivrons de près. Gageons par ailleurs qu’en France, au sein de nos immigrés, si nous leur facilitons leur parcours, nous trouvons nombre de personnalités talentueuses qui participent au développement pertinent de notre pays ! Sans compter ceux qui auraient pu mais n’ont pas trouvé un accueil décent leur permettant une véritable intégration et le déploiement de leurs qualités.

• Destruction d’un lieu de culte en Corse… Face au racisme religieux, la République doit assumer sa responsabilité. Nous sommes collectivement responsables du droit de « croire » dans le respect de nos lois. La France se trouve dans l’obligation de réparer l’ignominie faite à la communauté musulmane en Corse. Elle doit donc chercher et condamner les coupables d’un tel acte. Elle doit aussi affirmer que le racisme n’a pas de perspective dans notre pays. Cela pourrait se traduire par un soutien financier permettant, en mieux, la reconstruction du lieu de culte.

• Islam et islamisme. Dans son testament dont nous livrons un court extrait, paru post mortem en 1994, le Père Christian, assassiné à Tibhirine en Algérie, écrivait, se sachant menacé… “Je sais les caricatures de l’Islam qu’encourage un certain islamisme.
Il est trop facile de se donner bonne conscience
en identifiant cette voie religieuse avec les intégrismes de ses extrémistes. L’Algérie et l’Islam, c’est un corps et une âme.
Je l’ai assez proclamé, je crois, au vu et au su de ce que j’en ai reçu, y retrouvant ce droit fil conducteur de l’Évangile
appris aux genoux de ma mère…”.

• Milliardaires pour être généreux ? Sans façon, merci. J’approuve un Jacques Delors déçu par un Macron développant sa pensée en janvier 2015 aux USA avec ses mots : « Il faut des jeunes Français qui aient envie de devenir milliardaires ». De fait, certains richissimes assurent la permanence d’une caste « supérieure » à l’ego hypertrophié. Dans leur générosité, ils daignent, après avoir fait fortune, se soucier de la caste inférieure en leur offrant généreusement des emplois sinon dévalués, du moins sans commune avec les gains du ou des dirigeants. Avec, comme question subsidiaire… Pour s’inscrire dans ce haut niveau de patrimoine, quels dégâts humains et sociétaux ont-ils commis ?
Or, il faudrait leur donner un brevet de solidarité et soutenir la permanence d’un tel système ? Non merci. La différence entre un Jacques Delors et un Macron, c’est que le premier était un serviteur de l’humain alors que le second est un serviteur de son ego hypertrophié ! Comparer le second au premier, c’est commettre une grossière erreur de diagnostic. Mais l’avenir viendra ou non confirmer celui-ci. Nous sommes prêts à faire notre mea culpa si ce jeune devient un serviteur de qualité de la République.

• Classe politique dégénérée. Agressions sexuelles au sein de la classe politique. L’événement paraît incroyable chez nos élus de la République.
De fait, les « ego » des élus sont fragiles par nature. En corollaire, leur besoin de séduire, notamment l’électeur mais aussi de réassurer leur libido en manque ! Comme un besoin irrépressible !
Avec, deux atouts, le prestige de la fonction d’élu et les prébendes à distribuer. Les leaders des partis réclament souvent une allégeance quasi absolue pour la distribution des fonctions et mandats avec leurs corollaires financiers… Difficile d’être lanceur d’alerte dans un tel contexte.
Ces mauvaises façons faites aux femmes dans la sphère politique devraient être révélées depuis longtemps par les journalistes qui fréquentent de très près le milieu et en connaissent fort bien les us et coutumes. Aux média de se mobiliser davantage pour mettre au jour de telles pratiques. Mais ce milieu des media est-il plus éthique ? Il suffit d’y aller voir dans les cursus de formation à la licence en journalisme pour s’en faire une idée assez juste… Même si, naturellement, chaque apprenti journaliste a la liberté de s’adosser à sa conscience et à ses valeurs ! Ils en existent heureusement !

• Les croyants sains et pourquoi pas républicains. A l’heure des « ismes », il est bon de définir la notion du croyant sain, bien évidemment sans « T » puisque cette classe des sanctifiés ne relève pas de la nature humaine quoiqu’en disent certaines autorités religieuses.
Les croyants sains, donc, ce sont ceux qui respectent de facto l’altérité, c’est-à-dire la croyance ou la non croyance des autres. Sinon, ils se revendiquent d’un Dieu qui serait « sectaire », triant sa partie de l’humanité, les bons. Les autres relèvent de rien, sauf à se convertir à ce Dieu sinon sectaire du moins intransigeant sur son label, avec, si nécessaire, l’appel à occire sans état d’âme ceux qui refusent cette allégeance réclamée !
Mais, pour en arriver à cette ouverture d’esprit, il faut avoir creusé son chemin, avoir appris à lire les textes référents avec une certaine maturité… Cela demande un vrai cheminement personnel. Et l’obligation, in fine, de respecter l’identité de l’autre quel qu’il soit.
De fait, paradoxalement à la « croyance » des non croyants, s’inscrire dans une dynamique spirituelle « saine » réclame un travail personnel approfondi en termes de questionnement mais aussi de confrontation de sa foi au réel de la vie et à l’acceptation de l’autre quel qu’il soit… Et, malheureusement, cette démarche essentielle est loin d’être accomplie par tous ceux qui se réclament à une foi et/ou à une spiritualité ! Sadik Khan donne un bel exemple de cette large ouverture d’esprit en prenant fait et cause pour le mariage gay !

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